Laos : Renforcement des capacités et du rôle de l'avocat au Laos [   ] (2013-2016)

Ce projet vise à redéfinir le cursus de formation initiale des avocats au sein du NJTI avec une réflexion sur l’impact de la création de ce nouvel institut sur le parcours de formation des avocats au Laos, notamment en ce qui concerne le maintien ou non des dispositions inscrites dans la loi sur l’avocat (année de stage obligatoire et examen du barreau). L'appui d’ASFF consistait principalement à accompagner les six formateurs identifiés au sein du LBA dans la définition.

"l'intérêt des jeunes laotiens pour ce métier"

 

"Ce programme s'est déroulé dans des conditions relativement difficiles, les avocats laotiens étant très peu nombreux, concentrés sur la capitale et pour la plupart d'un niveau technique très insuffisant. En outre le poids de la bureaucratie locale freine considérablement son essor. Néanmoins, l'intérêt des jeunes laotiens pour ce métier a suscité en leur démontrant son utilité et, plus généralement à tous les étudiants y compris ceux souhaitant s'orienter vers la magistrature ou le parquet, la nécessité de respecter les règles du procès équitable. En outre, le partenariat avec l'Ecole Nationale de la Magistrature s'est déroulé dans le meilleur climat." 

Mr Henri Nayral de Puybusque
Responsable de projet.

 

"grâce à eux, j'ai pu faire d'importants progrès"

 

"L'intervention des experts d'ASF France a eu un impact très positif sur la formation dispensée au sein de l'Institut National de Justice en permettant un échange de connaissance et la diffusion de techniques relatives à l'exercice de la profession d'avocats. C'est un très grand privilège que de pouvoir bénéficier de l'expérience d'avocats étrangers dans le cadre de notre formation à l'INJ. J'ai recueilli de précieux conseils de leur part par rapport au comportement que doit avoir un avocat. Tout avant l'intervention des experts français, je ne savais pas vraiment comment m'exprimer, agir et réagir face à un grand public mais grâce à eux, j'ai pu faire d'importants progrès. Je suis convaincue que les enseignements reçus des avocats français seront d'une grande utilité pour un avenir professionnel, celui de mes futurs collègues et pour les prochaines promotions de l'INJ. Merci aux experts d'ASF||amp||#160;France !"

Mme Dah Boutsada
 Stagiaire à l'INJ.

 

"ces échanges m'ont permis d'avoir une vision plus claire de   la pratique du métier d'avocat"

 

"Personnellement, les échanges avec les experts d'ASF France m'ont permis de mieux comprendre le fonctionnement des cabinets d'avocats et plus précisément le rôle de l'avocat. Grâce aux témoignages d'avocats expérimentés, je sais maintenant comment il faut se comporter lors d'une audience et comment présenter correctement une plaidoirie. Ces échanges m'ont permis d'avoir une vision plus claire de la pratique du métier d'avocat, d'apprendre la réalité de la profession et les pratiques appliquées en France. J'ai particulièrement apprécié la clarté des exposés des avocats français qui, au travers d'exemples concrets et réels, nous ont transmis les techniques nécessaires pour devenir avocat. Si l'occasion se présente à nouveau, je serais ravie de pouvoir échanger à nouveau avec les experts d'ASF France."

Mme Phouthong Southisan
Stagiaire à l'INJ.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nigéria : Lutte contre la torture [   ] (01/2016 - 12/2016)

 

Bien que le Nigéria ait ratifié la Convention des Nations Unies contre la torture (CAT) en 2001, de nombreux obstacles s'opposent à son application effective. La torture est largement répandue au Nigéria et employée systématiquement par le forces de sécurité lors des interrogatoires. Cette pratique est alimentée par l'impunité dont bénéficient les auteurs de ces actes de torture, mais aussi par l'accès insuffisant à la justice et à l'indemnisation pour les victimes."

"les membres d'ASF France [lui] ont permis de retrouver la liberté"

 

"ASF France est un réel soutien dans la lutte contre la peine de mort au Nigéria, même si le chemin est encore long avant de l'abolir. Je me souviens tout particulièrement de l'intervention d'ASF France auprès de Maimuna Abdulmumini qui était condamnée à mort pour une infraction qu'elle aurait commise en tant que mineure ne respectant pas les garanties judiciaires applicables aux mineurs. Les membres d'ASF France ont permis d'assurer la défense de Maimuna devant la cour de la CEDEAO et de lui permettre de retrouver la liberté. Aujourd'hui elle est auprès de sa famille."


Angela Uwandu
Directrice du bureau d'ASF France au Nigéria

 

"elle aide les prisonniers qui ne peuvent pas se payer d'avocats pour les représenter"

 

"J'ai été incarcéré il y a plus de 6 ans, en octobre 2011. Je suis arrivé avec 5 blessures par balles infligées par la police. J'avais désespéramment besoin d'aide pour sortir de prison afin d'aller me faire soigner. Un jour en 2015, un des avocats d'ASF France est venu me rendre visite en prison et m'a présenté cette organisation internationale. Elle aide les prisonniers qui ne peuvent pas se payer d'avocat pour les représenter devant un tribunal. Aujourd'hui, j'attends toujours mon procès, mais grâce aux actions d'ASF France, le juge m'a accordé 1 million de Nairas de dommages et intérêts pour les actes de torture commis par la police."

Un étudiant à Army Command Secondary School.

 

"le juge m'a accordé 1 million de Nairas de dommages et intérêts et ma libération sous caution"

 

"En octobre 2011, j'ai été incarcéré après avoir subi des blessures par balles, avoir été battu à coups de bâton, fouetté et poignardé avec un couteau par la police. J'ai connu ASF France en 2014 lorsqu'un avocat membre d'ASF France est venu à la prison et m'a présenté l'association. Cette organisation internationale vient en aide aux prisonniers victimes d'actes de torture commis par la police et qui n'ont pas les moyens de se payer un avocat. Mon cas a été pris en charge et le juge m'a accordé 1 million de Nairas de dommages et intérêts et ma libération sous caution. Je suis cependant toujours en prison en raison d'une accusation de kidnapping". 

Un vendeur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Côte d'Ivoire : PRODEF (Promotion et protection des Défenseurs des Droits de l''Homme)  [   ] (11/2016 - 04/2018)

 

 Actuellement dans une période post crise, où le climat d'insécurité est élevé, les défenseurs des droits de l'Homme (DDH) en Côte d'Ivoire sont victimes de menaces et d'intimidation. Face à cette situation problématique, la Côte d'Ivoire a adopté une loi le 20 juin 2014 conduisant à renforcer les capacités et la protection des ONG de défense des droits humains et en particulier des défenseurs des droits de l'Homme. 

 

 

"nous avons ressenti alors une grande satisfaction de l'objectif atteint"

 

"Cette expérience a été à la hauteur de ce que j'avais pressenti tant d'années plus tôt : exigeant, intense et extrêmement enrichissant.
Les attentes des défenseurs des droits de l'homme ivoiriens étaient précises et ambitieuses, en raison de l'absolue nécessité dans laquelle ils se trouvent d'assurer leur protection pour défendre les plus vulnérables. C'est, pour eux, une nécessité vitale. Leur adhésion à notre parcours de formation a été pleine et entière.
Leurs impressions finales ont été extrêmement touchantes et positives. A elles seules, elles valent toutes les récompenses à l'investissement et aux efforts que nécessitent une telle action de formation.
Bien sûre nous avons, Amélie Villageon et moi-même, ressenti alors une grande satisfaction de l'objectif atteint, mais, ainsi que nous le leur avons exprimé, la sincérité de nos échanges et leur confiance ont été pour nous la plus grande richesse et nous avons tout autant appris d'eux, de leur courage de défenseurs des droits de l'homme, de leur détermination à poursuivre leur mission, qu'ils ont appris de nous."

Isabelle Schoenacker Rossi,
Adhérente ASF France
Membre du CA session 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"c'est une grande opportunité pour cette communauté DDH"

 

Le projet PRODEF a démarré en Côte d'Ivoire le 10 novembre 2016 par la cérémonie de lancement. Au cours de ces deux mois, il n'y a pas eu grandes activités menées. Mais lors de la cérémonie de lancement et des deux ateliers organisés ces 2 mois, les participants ont trouvé pertinent que ce projet puisse s'implémenter en Côte d'Ivoire car il est novateur en ce sens que le projet a pour cible les Défenseurs des Droits de l'Homme. C'est une grande opportunité pour cette communauté DDH qui trouve en ce projet un cadre de dénonciation des violations de leurs droits et surtout de vulgarisation de la loi 2014-388 portant promotion et protection des défenseurs des droits de l'Homme auprès d'eux et surtout auprès de tous ceux qui interviennent dans la promotion et la protection de ces droits.

Kouao Affoué ANO TOURE
Coordinatrice terrain 2017

 

Cameroun : LUDOSIG (Lutte contre la discrimination basée sur l'orientation sexuelle et l'identité du genre)  [   ] (01/2015 - 04/2016)

 

"cette expérience m’a amené à devenir défenseur"

"J’ai été victime des violations des droits de l’homme de 1992 à 1998 alors que j’étais encore un enfant. Mon oncle a été assassiné par les daugaris du lamido en 1992 dans la concession de mon père. Mon père suite à cet assassinat a disparu de la maison en laissant ses 3 enfants dont moi. Quand je retrouve mon père en 2001, il m’explique qu’il a été contraint de partir, sinon il serait lui aussi assassiné. Cette expérience m’a amené à devenir défenseur."

Un activiste

 

 

 

 

 

 

 

"il y a des avancées et nous devons les saisir"

"C’est très difficile de défendre les droits humains dans le Grand Nord, nous le reconnaissons, mais il y a des avancées et nous devons les saisir. Nous pensons qu’aujourd’hui, il y plus de violations des droits humains par ignorance. Il nous faut multiplier les associations des droits humains dans le Grand Nord."


Le Représentant Chef traditionnel

 

Tchad : PADEF (Programme d'Assistance et d'accès au Droit pour les enfants et les femmes)  [   ] (12/2015 - 12/2018)

 

"je me sens citoyenne du monde donc en éveil pour les questions liées à la justice équitable et la dignité humaine"


"Actuellement le Programme d’assistance et d’accès au droit pour les enfants et les femmes que nous mettons en oeuvre au Tchad est une opportunité pour ASFF de réaliser ses objectifs : nous avons déjà suscité l’intérêt de 68 professionnels de la justice et de la protection des droits, 31 autorités administratives des secteurs de la protection, plus de 3 millions d’auditeurs des radios et 200 encadreurs communautaires (délégués de quartiers, représentants confessionnels, autorités traditionnelles, enseignants, leaders d’associations), répartis sur Ndjaména, Abéché et Koumra. Nous avons aussi apporté des informations sur leurs droits à 132 détenus répartis dans ces 3 villes dont 30 bénéficient déjà de l’assistance judiciaire par les avocats du PADEF pour voir respecter le droit à un procès équitable. Mon aspiration à participer à la consolidation de la justice et la paix, quel que soit le milieu, est la motivation première de mon engagement dans des programmes de promotion et protection des droits de l’homme en Afrique, je me sens citoyenne du monde donc en éveil pour les questions liées à la justice équitable et la dignité humaine sans discrimination et en particulier pour les sans-voix."


Patricia NDJANDJO
Coordinatrice terrain

 

 

Cambodge : Province de Battambang (Accès au droit pour tous et défense des plus démunis)  [   ] (10/2015 - 09/2017)

 

"ce nouveau système a permis de multiplier le nombre des bénéficiaires"

 

"Il est à noter que les permanences au Tribunal n’ont pas, au cours des premiers mois, accueilli un grand nombre de visiteurs. L’équipe terrain d’ASF France a compris que les citoyens craignaient de pénétrer dans les locaux du Tribunal. Aussi il a été décidé avec l’accord des autorités locales d’aller à la rencontre des bénéficiaires dans les dix communes de la ville de BATTAMBANG. Ces rencontres avec les avocats se déroulent sous la forme d’une sensibilisation des citoyens à leurs droits. Il est en outre rappelé aux participants qu’ils peuvent bénéficier de conseils personnalisés en se rendant au bureau du Tribunal ou en appelant les avocats dont les coordonnées sont distribuées. Ce nouveau système a permis de multiplier le nombre des bénéficiaires. De plus les chefs des villages proches de BATTAMBANG sont invités à venir, avec leurs administrés intéressés, à ces rencontres délocalisées. »


François Roger, magistrat et responsable du groupe projet au Cambodge

 

"on est en contact direct avec la population et avec les ONG locales"

 

"Ce projet a permis d’embaucher deux avocats Khmer Cambodgiens qui ont en charge la défense de dossiers criminels, ils prennent entre dix et douze dossiers chacun par mois. Ils effectuent aussi des permanences juridiques grâce auxquelles ils donnent des conseils juridiques à la population. Sur cette activité là, nous allons aussi dans les communes directement faire des ateliers de sensibilisation en droit, répondre aux questions des personnes qui ne peuvent pas venir aux permanences juridiques. On est en contact direct avec la population et avec les ONG locales avec lesquelles on essaye de développer des partenariats, notamment pour faire des ateliers de sensibilisation directement avec leurs bénéficiaires ce qui a été le cas avec l’association "Phare Ponleu Selpak"."


Magali DOISY
Coordinatrice terrain

 

 

France : Appui juridique aux migrants (09/2015 - 10/2016)

 

"[les migrants] ne savent pas quels sont les droits qu’elles peuvent avoir"

 

"ASF France est ému par la situation de ces personnes qui sont totalement désemparées. La première chose qu’on leur doit c’est de leur dire quels sont leurs droits. Les personnes à Calais voulant aller en Grande Bretagne, ne savent pas quels sont les droits qu’elles peuvent avoir dans ce pays là ni les droits qu’elles peuvent avoir en France si elles souhaitent rester en France. Donc dans un premier temps, ce sont des conseils que nous donnons."

 Me François Cantier
Témoignage sur Chérie FM
Fondateur d'ASFF
 

 

Grèce : Appui juridique aux migrants (07/2016 - 10/2016)

 

"nous avons décidé d'agir, de mettre nos compétences et notre connaissance du Droit au profit de nos frères humains qui se trouvaient là"

 

"En Grèce, en juillet 2016, nous avons pu observer le fonctionnement de plusieurs camps de réfugiés, nous avons également rencontré de nombreux acteurs associatifs et institutionnels. Cette visite se déroulait quelques semaines après la signature de l'accord du 18 mars 2016 entre l'Union Européenne et la Turquie, instaurant ni plus ni moins qu'un système intolérable de "troc" de migrants, au mépris le plus total des dispositions de la Convention de Genève.
Nous en avons vu les conséquences directes et nous en avons eu honte. Alors nous avons décidé d'agir, de mettre nos compétences et notre connaissance du Droit au profit de nos frères humains qui se trouvaient là. Aussi, sans doute, pour servir un idéal européen, terre d'accueil, de fraternité, de solidarité. Notre détermination à défendre, encore et toujours, les droits de l'Homme, partout où ils sont entravés, n'en sort que renforcée."


Vincent Fillola
Avocat au barreau de Paris
Bénévole d'ASFF
 

 

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